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Points clés à retenir
- Groupe mutualiste : VYV3 est le premier acteur privé non lucratif des EHPAD en France, avec 129 établissements.
- Offre complète : EHPAD, résidences autonomie, habitats accompagnés, services de soins à domicile (SAAD, SSIAD).
- Accès ouvert : les structures VYV3 ne sont pas réservées aux adhérents des mutuelles ; les tarifs sont souvent inférieurs au privé commercial.
Concrètement, quand on cherche une maison de retraite pour un parent, on entend souvent parler des grands groupes privés comme Clariane ou DomusVi. Mais il y a un autre acteur majeur, peut-être moins connu du grand public : le groupe VYV3. Derrière ce sigle un peu technique se cache le premier groupe d’EHPAD privé à but non lucratif de France.
Ce que les familles ne savent pas toujours, c’est que VYV3 ne se limite pas aux maisons de retraite. C’est un écosystème mutualiste complet, qui couvre le soin, l’accompagnement et même des services comme les pharmacies ou le funéraire. J’ai vu cette situation des dizaines de fois : des familles qui découvrent tardivement qu’il existe des alternatives aux grands groupes commerciaux, avec des tarifs souvent plus doux et une philosophie différente.
Qu’est-ce que le groupe VYV3 ?
VYV3 est une structure mutualiste et solidaire, née en 2017 de la fusion de plusieurs mutuelles et acteurs de l’économie sociale et solidaire. Aujourd’hui, ce groupe gère près de 1900 établissements et services de soins et d’accompagnement, répartis en trois pôles :
- Soins : médecine, santé mentale, dentaire, soins de réadaptation…
- Accompagnement : enfance, personnes âgées, personnes handicapées.
- Produits et services : optique, audioprothèses, pharmacies, funéraire.
L’idée est simple : co-investir solidairement pour élargir l’offre de soins sur tout le territoire. En 2025, ce sont environ 6 millions de personnes qui ont été accompagnées par les structures du groupe.
Pour les familles que je reçois, ce statut mutualiste a une traduction très concrète : une logique de service public, sans actionnaires à rémunérer, ce qui se ressent souvent sur les tarifs, comme nous le verrons plus loin.
L’offre d’hébergement pour personnes âgées
VYV3 arrive en tête du classement des groupes d’EHPAD privés non lucratifs, avec 129 maisons de retraite médicalisées, devant SOS Seniors et Fondations Partage et Vie. Mais l’offre est bien plus variée :
- 129 EHPAD : accueil permanent, temporaire, de jour ou de nuit. Beaucoup disposent d’unités protégées pour les personnes désorientées (Alzheimer, etc.) ou de pôles d’activités et de soins adaptés (PASA).
- 20 résidences autonomie : pour seniors valides, avec des services collectifs.
- 57 habitats accompagnés : des logements privatifs avec un accompagnement à la vie sociale et collective.
- Des structures d’habitat inclusif (Vill’âge Bleu, Square des âges), des résidences services, et des logements intergénérationnels.
Au total, cela représente environ 11 000 places et logements, dont près de 8 900 lits d’EHPAD. Et ce sont plus de 5 800 professionnels qui œuvrent au quotidien auprès des seniors.
La répartition sur le territoire est inégale, avec une présence plus marquée dans l’Ouest et le Centre de la France. Si vous cherchez en région PACA, il faudra vérifier l’implantation précise ; je ne vais pas vous mentir, ce n’est pas là que le maillage est le plus dense.
Les autres formes d’habitat senior
Pour les seniors autonomes, VYV3 développe une alternative intéressante entre le domicile classique et l’EHPAD : les habitats accompagnés. Concrètement, on vit dans un logement privatif adapté, mais on bénéficie d’espaces communs et d’un accompagnement social. C’est une solution que je recommande souvent quand la personne est encore valide mais commence à s’isoler.
Ces habitats prennent des formes différentes selon les régions :
- Vill’âge Bleu en Bourgogne : logements regroupés.
- Ekip’Âge en Bretagne : résidences de 30 à 40 logements.
- Square des âges en Pays de la Loire : logements avec services.
- Des béguinages en Centre-Val de Loire, en partenariat avec France Loire.
Ces dispositifs sont encore trop méconnus. La réalité du terrain, c’est que beaucoup de familles ne les découvrent qu’après une hospitalisation ou un accident, alors qu’ils peuvent retarder ou éviter l’entrée en EHPAD.
VYV3 Domicile : les services à domicile
Le groupe a aussi une branche dédiée au maintien à domicile, avec un éventail de services pour les personnes âgées et leurs aidants :
- SAAD : aide à la vie quotidienne (ménage, courses, repas, accompagnement).
- SSIAD : soins infirmiers à domicile, sur prescription médicale.
- Portage de repas, ergothérapie.
- Protection des majeurs protégés, aide à l’adaptation du logement.
- Centres de ressources territoriaux (CRT) : accompagnement renforcé pour les besoins complexes, comme l’EHPAD hors les murs du Val de Saône à Auxonne.
Ce que les familles ne savent pas toujours, c’est que ces services peuvent être financés en partie par l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) à domicile, pour les personnes classées en GIR 1 à 4. Vérifiez toujours les conditions avec le conseil départemental, c’est une question qui mérite mieux qu’une réponse vague.
Le Pôle Soins : au-delà de la gériatrie
VYV3 est aussi un acteur sanitaire important, avec des cliniques, des hôpitaux privés et des structures d’hospitalisation à domicile. Le groupe propose notamment des soins de réadaptation (anciens SSR) en gériatrie, oncologie ou neurologie, ce qui peut être précieux après une hospitalisation de votre proche.
Des centres de santé dentaire et de santé mentale complètent l’offre, avec une approche préventive. Pas de langue de bois : tout cela peut sembler impressionnant, mais c’est aussi un groupe qui doit faire face aux défis du secteur, comme la pénurie de personnel dans certaines régions.
Et pour les personnes handicapées ?
VYV3 possède plus de 180 établissements et services pour personnes handicapées : foyers d’hébergement, MAS, FAM, SAMSAH, ESAT… Une offre qui peut concerner des familles où les frères et sœurs sont concernés, d’autant que la transition vieillissement se complique souvent.
Questions fréquentes
Faut-il être adhérent d’une mutuelle du groupe ?
Non. Les établissements VYV3 sont ouverts à tous, sans condition d’affiliation. C’est un point que je dois clarifier, car beaucoup de familles hésitent à franchir le pas en pensant que c’est réservé.
Les tarifs sont-ils plus bas que dans le privé commercial ?
Souvent, oui, mais ce n’est pas automatique. Tout dépend de la localisation, du confort et des prestations. Je conseille toujours de comparer plusieurs offres, toutes choses égales par ailleurs.
Les EHPAD VYV3 accueillent-ils des personnes Alzheimer ?
Oui, beaucoup disposent d’unités protégées ou de PASA. C’est un critère à vérifier lors de la visite, en posant des questions précises sur la prise en charge.
Propose-t-il des solutions de répit ?
Oui, avec de l’accueil de jour et de l’hébergement temporaire. Une bouffée d’oxygène pour les aidants, que j’encourage à utiliser sans culpabilité.
Peut-on percevoir l’APA en EHPAD VYV3 ?
Oui, l’APA est accordée selon le GIR, quel que soit le statut de l’établissement. Attention, dans 23 départements, le tarif dépendance est remplacé par un forfait unique, et l’APA n’est alors pas versée. Vérifiez auprès de votre département, c’est un vrai piège.
Comment trouver un établissement VYV3 ?
Le plus simple est de consulter la carte des implantations sur le site du groupe, ou de filtrer dans un annuaire de maisons de retraite par gestionnaire et par département.
En tant que professionnel de terrain, je vous recommande de ne pas vous arrêter aux classements. Chaque EHPAD a sa propre équipe, son ambiance, ses forces. Ce qui compte, c’est la adéquation avec les besoins de votre parent et votre ressenti lors de la visite.

Vingt ans dans le médico-social, et ma propre famille m’a appris ce que les dossiers EHPAD coûtent vraiment — en énergie, en temps, en erreurs évitées. J’écris ce que j’aurais voulu trouver.